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La conception par bricolage comme art de la situation. Architecture, urbanisme, design

Thèse soutenue par Fanny Léglise


Membres du jury

  • Daniel Estevez, Directeur de thèse Professeur à ENSA Toulouse
  • Xavier Bonnaud, Professeur à l’ENSAPLV
  • Thierry Paquot, Professeur à l’Institut d’Urbanisme de Paris
  • Isabelle Alzieu, Professeur à l’UT2J
  • Sophie Fetro, Maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  • Laurence Chevalier, Maître de conférences à l’ENSAPB
  • Miguel Mazeri, Maître de conférences à l’Ecole Sup d’art et Design d’Angers-Le Mans

Encadrement – comité de thèse

  • Directeur de thèse : Daniel Estevez, architecte, ingénieur, HDR, Professeur des ENSA, ENSA de Toulouse.
  • Financement partiel de la Caisse des Dépôts et Consignations (appel à candidature pour la recherche en architecture et paysage)
  • Comité de thèse : 7 septembre 2018 en présence de Daniel Estevez, directeur de thèse, Yann-Philippe Tastevin (anthropologue, CNRS, Laboratoire interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires, Université Toulouse Jean-Jaurès) et Julien Choppin (architecte, co-fondateur de Encore Heureux Architectes, co-commissaire du pavillon français de la Biennale de Venise 2018).

 

Résumé

Cette recherche sur le bricolage propose un état de l’art du terme à partir de son étymologie, sa géohistoire et ses lectures philosophiques, anthropologiques et sociologiques. La définition du bricoleur telle que développée par Claude Lévi-Strauss dans La Pensée sauvage (1962) engage à l’étude de la dissémination de cette figure, devenue conceptuelle ou métaphorique dans de multiples disciplines, plus précisément dans les champs de la conception en architecture, urbanisme et design. La formulation d’une conception par bricolage se précise lors d’une lecture historique qui met en résonance une série d’expérimentations menées dans deux époques de crise : les années 1960-1970 et 2000-2010. Trois modalités de rencontres entre concepteurs autonomes et hétéronomes sont identifiées : la recherche des enseignements du bricolage menée par des professionnels, des pratiques de conceptions collaboratives entre experts et non experts et la reprise du terme « bricolage » par des concepteurs hétéronomes argumentant en faveur de son entrée en architecture et urbanisme. La mise en place d’un corpus de situations bricoleuses – représenté sous la forme d’une base de données collectivement extensible – ouvre à l’interprétation des puissances de la conception par bricolage vue comme un art de la situation. Une série d’habiletés et de qualités explore les composantes opératoires de cette branche de la conception informelle, proposant son intégration en architecture, urbanisme et design, en vue de légitimer ses manifestations.

Mots-clés

 

Conception informelle, bricolage, architecture, urbanisme, design.