Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Navigation

Vous êtes ici : Accueil / Activités / Thèses en cours / Tiphaine Abenia

Délaissés de la ville contemporaine : laboratoire d'expérimentation d'un nouvel habiter.

Thèse préparée par Tiphaine Abenia

  • École doctorale Temps, Espaces, Sociétés, Cultures (TESC)
  • Financement : Contrat doctoral du Ministère de la culture et de la communication avec mission complémentaire d'enseignement (2013-2016)
  • Soutenance prévue en octobre 2016

Encadrement

Thèse réalisée en cotutelle avec le Canada :

  • Directeur de thèse français (ENSA - Toulouse) : Daniel Estevez
  • Directeur de thèse canadien (Université de Montréal - Faculté d'aménagement) : Jean-Pierre Chupin

Années universitaires 1 et 3 : France, Années universitaires 2 et 4 : Canada.

Comité de thèse

  • Comité de thèse ED TESC projeté : juin 2014
  • Examen de synthèse (UdeM) projeté : décembre 2015

Composition

Planning des réunions sur la période 2013-2016

Documents produits pour les réunions réalisées

Planning des déplacements hors laboratoire

Paris, France : janvier 2014, avril 2014

Buenos Aires, Argentine : mars-avril 2013, juin-juillet 2014

Montréal, Canada : août 2014-août 2015

Résumé

« Rares sont les villes (…) qui ne voient se créer et perdurer ici des terrains délaissés, là des édifices abandonnés. » Par ce constat, C. Chaline (1999) rend compte de la réalité urbaine que constitue le délaissé urbain. Phénomène mondial appuyé par la persistance d’une crise économique globale, les « délaissés architecturaux », édifices fantasmagoriques, se multiplient sur le territoire. Mettant en échec les discours rationalisants d’une ville sous contrôle, leur persistance bouscule les certitudes. La dernière décennie a vu émerger de nouvelles pratiques interrogeant ces espaces et leurs potentiels. Attentives au « déjà-là », ces interventions rompent avec le projet classique et sont un appel à l’expérimentation. Les structures délaissées deviennent alors les laboratoires à l’échelle 1 :1 d’une nouvelle mouvance architecturale.

La thèse en cours propose de s’intéresser au dialogue renouvelé faisant se rencontrer ces architectes et les délaissés architecturaux de la ville contemporaine. Interrogeant une réactualisation de la « superarchitecture » pensée dans les années 60, la recherche tend à inscrire la singularité des interventions étudiées dans une pratique urbanistique et architecturale plus large. En quoi l’intérêt que portent les architectes aux délaissés de la ville contemporaine peut-il être à l’origine d’un rapport réinventé entre l’homme et la ville ? Cette problématique amène à interroger les possibles aptitudes du délaissé à générer de nouveaux modes de faire la ville, par l’appropriation notamment, par un déplacement du cadre de l’habiter surtout. Nous avançons ici l’hypothèse que les délaissés urbains constituent des lieux ressources pour la ville contemporaine, les potentialités qu’ils renferment permettant d’envisager de nouveaux modes de l’habiter urbain. Afin d’alimenter ce questionnement, un corpus de deux recherche-actions sera étudié. Une faculté dentaire désaffectée à Rennes sera analysée au travers du prisme d’une permanence architecturale initiée par P. Bouchain : « L’Université Foraine ». Parallèlement, la thématique des « squelettes habités » ouverte par Coloco sera étudiée au travers d’El Elefante Blanco, délaissé emblématique de la villa 15 de Buenos Aires et de la Torre David, récemment médiatisée par les architectes d’Urban Think Tank. La méthode privilégiée pour cette recherche est le terrain. Deux observations directes et participantes seront menées, le délaissé constituant alors le lieu d’une production conceptuelle à l’œuvre dans le projet.

Mots-clefs

Délaissé, conception architecturale, transmission, indétermination, alternative critique, expérimentation, appropriation, non-agir