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Rites et lieux de l'enfance, reconstuire l'idée de la nature - Éléments pour une pensée sauvage de l’architecture et des paysages

Thèse soutenue par Sylvie Brossard-Lottigier

École doctorale

TESC

Directrice de thèse

  • Christine Alexandre-Dounet

Résumé

Cette thèse procède de la genèse chez l’enfant de l'idée de nature qui induit les politiques d'aménagement du territoire, de l'espace et de protection de la nature. La première partie s'attache à rendre compte de la dimension culturelle de l'idée de nature, par une histoire de l’enseignement de la nature à l’école, par les travaux des anthropologues de la nature et par une histoire de l'émergence de la prise en compte du contexte et du paysage dans les politiques publiques de la recherche urbaine en France depuis 50 ans. Elle se conclut par l’identification de la demande sociale de nature.

La deuxième partie trace la genèse de l’idée de nature chez l’enfant, totémiste à sa naissance puis immédiatement naturaliste dès qu’il est aimé, et animiste lorsqu’il pense le monde comme finalisé à la satisfaction de ses désirs. Elle souligne l’importance de l’éducation et du cadre de vie sur la transformation du naturalisme enfantin en une représentation moins finaliste et anthropocentrée de l’idée de nature. L’observation depuis 18 ans en France et en Allemagne d’enfants fréquentant des établissements de pédagogies actives suggère l’intérêt d’accompagner les fondements affectifs de la représentation du monde de l’enfant pour le conduire par une pratique concrète et sensorielle de l’espace vers une représentation du monde plus responsable, pour le construire en être conscient de lui-même et de sa mission de trans-mission durable d’un territoire vivant.

En conclusion, nous invitons dans la troisième partie les concepteurs, à parcourir ce chemin et l’offrir à leurs affectataires en adoptant en interprètes une pensée sauvage de l’architecture et des paysages pour contribuer à la reconstruction nécessaire d'une idée de nature reterritorialisée, concrète, et affectivement responsable. Celle-ci, destinée à consolider l’attachement affectif des êtres humains à leur environnement, exige de construire une culture du paysage sur de nouvelles bases culturelles, en particulier esthétiques, que la seule opposition de l’intérêt général aux intérêts particuliers ne permet plus de fonder pour transmettre aux générations futures un territoire vivant. Cette perspective se traduit par la proposition de structuration d’un Plan National du Paysage.

Mots-clefs

Nature, Enfant, Ecologie sensorielle, Biodiversité, Paysage

Date de soutenance

22 mai 2013