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Architecture et écoféminisme : pour une approche opérationnelle des processus de conception coopératifs

Thèse préparée par Léna Fauvernier

  • Titre de la thèse : Architecture et écoféminisme : pour une approche opérationnelle des processus de conception coopératifs
  • École doctorale Temps, Espaces, Sociétés, Cultures (TESC)
  • Date de la première inscription en doctorat : octobre 2025
  • Soutenance prévue en : octobre 2028
  • Financement : non financée

Encadrement

  • Directeur de thèse : Daniel Estevez, professeur HDR, LRA
  • (co)Directeur(trice) de thèse : Tiphaine Abenia, professure, Université Libre de Bruxelles

Comité de Suivi Individuel

  • ###### Prénom Nom, statut, établissement#####
  • ###### Prénom Nom, statut, établissement#####

Planning des réunions sur la période 20xx-20xx

  • Date de la réunion 1, documents produits pour les réunions réalisées (rapports d'étape, compte rendu du comité de thèse)
  • Date de la réunion 2, documents produits pour les réunions réalisées (rapports d'étape, compte rendu du comité de thèse)

Planning des déplacements hors laboratoire

  • Participation à des séminaires, des colloques, des journées d'études:
  • Campagnes d'entretien, d'enquêtes, d'observation, de mesures:
  • Rencontres-clés dans le déroulement de la thèse :

Lieu (Pays) : date début-date fin

Résumé

Ce projet de thèse s’inscrit dans une réflexion critique sur les processus de conception en architecture, en proposant l’écoféminisme comme grille de lecture et outil pour repenser la fabrique des espaces collectifs. L’objectif est de dépasser les limites des démarches participatives traditionnelles, souvent instrumentalisées, pour imaginer des méthodes de co-conception véritablement collaboratives, frugales et inclusives, intégrant l’ensemble du vivant.

Contexte et enjeux

L’architecture et l’aménagement territorial reproduisent un système de domination patriarcal, capitaliste et colonial, responsable de crises sociales et environnementales majeures. Le secteur du bâtiment, premier consommateur d’énergie et deuxième émetteur de gaz à effet de serre en France, illustre cette logique extractiviste et écocide. Les populations les plus vulnérables, notamment les femmes et les habitant·es des pays du Sud global, subissent de plein fouet les conséquences de ce modèle, tandis que leur voix est rarement prise en compte dans la conception des espaces. La participation citoyenne, souvent réduite à un outil de communication ou de légitimation des projets, ne remet pas en cause les hiérarchies de pouvoir et exclut les non-humains.

L’écoféminisme, courant théorique et militant, offre une analyse intersectionnelle des oppressions : domination des femmes, exploitation de la nature et marginalisation des minorités sont les facettes d’un même système. Ce courant propose de repenser notre rapport au monde en valorisant des valeurs traditionnellement associées au féminin (soin, coopération, sensibilité) et en plaçant l’autonomie et la subsistance au cœur des pratiques sociales et spatiales.

Problématique et hypothèses

La thèse pose la question suivante : comment développer des processus de conception coopératifs, inspirés de l’écoféminisme, pour favoriser l’autonomisation des usager·es et la frugalité en architecture ? L’hypothèse centrale est que l’écoféminisme permet de dépasser les limites de la participation traditionnelle, en intégrant une vision holistique du vivant et en promouvant des méthodes de co-conception qui renforcent l’empowerment des habitant·es et la sobriété des projets.

Contributions attendues

 

  • Théorique : Enrichir les modèles de co-conception et les recherches sur la collaboration en architecture.
  • Méthodologique : Proposer des outils opérationnels pour une conception coopérative, en s’appuyant sur des expériences de terrain (notamment avec le collectif Le Bruit de la Conversation).

 

  • Pratique : Tester ces méthodologies sur des projets concrets, en évaluant leur impact sur la frugalité et l’inclusion.

Axes de recherche

  1. Dépasser les limites de la participation traditionnelle : Analyser les freins (méthodologiques, politiques, institutionnels) à l’autonomisation des usagers et explorer des alternatives fondées sur l’écoféminisme.

  2. Évaluer l’impact de la coopération écoféministe sur la frugalité : Comparer les méthodes collaboratives traditionnelles et écoféministes, en mesurant leur capacité à répondre aux besoins des usager·es et à réduire l’empreinte écologique.

  3. Repenser la pédagogie architecturale : Interroger les violences structurelles reproduites dans les écoles d’architecture et proposer des approches décolonisées, centrées sur l’empowerment et l’interdépendance entre humain·es et non-humain·es.

Méthodologie

La recherche s’appuie sur une méthode qualitative-interprétative et une recherche-action :

  • Corpus théorique : Analyse des travaux sur l’écoféminisme, la frugalité, les communs et la coopération (auteurs clés : Françoise d’Eaubonne, Geneviève Pruvost, Maria Mies, Elinor Ostrom, etc.).

  • Études de cas : Observation de projets architecturaux et urbains menés de manière participative, avec une attention particulière à l’inclusion du vivant.

  • Expérimentations : Ateliers de co-conception avec des habitant·es, développement d’outils collaboratifs, évaluation des impacts sociaux et environnementaux.

  • Analyse critique : Comparaison des processus de conception, évaluation de leur efficacité et de leur capacité à générer des espaces frugaux et émancipateurs.

Originalité et positionnement

Ce travail se distingue par son approche intersectionnelle (liant rapports de sexe, écologie et justice sociale) et opérationnelle (visant à produire des outils concrets pour les professionnel·les). Il s’inscrit dans la continuité des réflexions sur les communs, l’autonomie et la décolonisation de l’architecture, tout en proposant une lecture inédite à travers le prisme de l’écoféminisme.

Enjeux clés

  • Démocratiser la conception : Donner une réelle place aux usager·es, y compris aux non-humains, dans la fabrique des espaces.

  • Lutter contre les dominations : Remettre en cause les hiérarchies de genre, de classe et d’espèce dans l’architecture.

  • Promouvoir la frugalité : Concevoir des espaces adaptés aux crises écologiques et sociales.

Ce projet ambitionne ainsi de contribuer à une transition vers des pratiques architecturales plus justes, écologiques et solidaires, en s’appuyant sur l’écoféminisme comme levier de transformation.

Mots-clefs

éco-féminisme, processus de conception, co-conception, coopération, recherche-action

Publications/Communications scientifiques relatives à la thèse

  • publication 1
  • publication 2 

 Autres activités relatives à la thèse

  • activité 1
  • activité 2

Liens divers

 

Identifiants

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