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Architecture écologique : autonomie et territoire

Thèse préparée par Lívia Ferreira de França

Encadrement

  • Directeur de thèse : Pierre FERNANDEZ, professeur HDR, ENSA Toulouse

Comité de thèse 

  • Réalisé le 26/11/2020

Planning des déplacements hors laboratoire

  • Journée doctorants et jeunes chercheurs de l'ED TESC - Rupture(s) (22 mars 2021) - 6 heures
  • Séminaire d’Écologie Politique (SÉMÉCOL) - Écologie décoloniale : quelles articulations entre écologie et colonisation ? (12 mars 2021) - 3 heures
  • Cours d'anglais/English (janvier - février 2021) - 23 heures
  • Cours de Français Langue Etrangère - FLE/Courses of French as foreign language (mars - avril 2020) - 25 heures
  • Les outils pour gérer sa recherche en doctorat (10 mars 2020) UT2J - 4 heures
  • Ethique et intégrité scientifique (05 mars 2020) - 6 heures
  • Séminaire IN SITU. La ville dessus-dessous. Séance 2 (25 février 2020) UT2J - 3 heures
  • Financements en cours de thèse en SHS-ALL (04 février 2020) UT2J - 3 heures
  • Pratiques théâtrales pour la didactique - 1 jour (03 février 2020) - 6 heures
  • Cartographie statistique sous Philcarto et mise en forme sous outil de Dessin Assisté par Ordinateur. UT2J (17 janvier 2020) - 6 heures
  • Archives du web : découvrir et consulter à Toulouse les archives de l'Internet de la Bibliothèque nationale de France - 2h (19 novembre 2019) - 2 heures
  • Les Rendez-vous de l'Architecture - Architecture durable ? Conseil Régional de l'Ordre des Architectes Occitanie, Toulouse (novembre 2019) - 6 heures
  • Toca Tierra - un événement pédagogique autour de la terre crue Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse - ENSA (2019) - 6 heures
  • Penser les Décolonisations _ séance avec Djamila Ribeiro et Joice Berth ERRAPHIS, Toulouse (2019) -  2 heures
  • Penser les Décolonisations _ séance avec Vladimir Safatle ERRAPHIS, Toulouse (2019) - 2 heures
  • L'eau vue de l'espace Agence de l’Eau Adour - Garonne (2019) -  2 heures
  • Le temps de la ville, le temps de la nature et de la vie : regard d'un paysagiste sur le projet urbain Faire-ville, Centre de Cultures de l'Habiter, Toulouse (2019) -  2 heures
  • Les 100 ans du Bauhaus Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse - ENSA (2019) -  3 heures
  • Table ronde des 50 ans Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse - ENSA (2019) - 2 heures
  • Saint Félix Lauragais, l’architecture du sol : d’une ville à l’autre Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse - ENSA (2019) -  2 heures
  • L’architecture en briques en Midi toulousain (1910-1947). Les architectes face au renouvellement technique et culturel Laboratoire de Recherche en Architecture (LRA) de l'ENSA-Toulouse (2019) - 3 heures
  • Architecture potentielle de la Grande Structure Abandonnée (GSA) - Catégorisation et projection Laboratoire de Recherche en Architecture (LRA) de l'ENSA-Toulouse (2019) - 3 heures
  • Semaine de la Recherche ENSA/LRA Toulouse (mars 2019) - 10 heures
  • Faire des schémas dans son mémoire ; comment les réaliser et les insérer. Groupe 1. (01 mars 2019) UT2J - 5 heures
  • Stratégie de recherche spécialisée en GÉOGRAPHIE / URBANISME : maîtriser les principales bases scientifiques. (22 février 2019) UT2J - 3 heures
  • Séminaire IN SITU. MODULE 1 > Qualifier et penser les transitions urbaines. Séance 3 (13 février 2019) UT2J - 3 heures
  • Trouver sa documentation : panorama des ressources en SHS. Groupe 3 (01 février 2019) UT2J - 3 heures
  • Cours de Français Langue Etrangère - FLE/Courses of French as foreign language (janvier - février 2019) - 25 heures
  • Vers de nouvelles pratiques de coproduction de la ville stimulés par les recherches-actions sur l'énergie et le climat INSA, Toulouse (janvier 2019) - 3 heures
  • Rencontres Doctorants et Jeunes Chercheurs de l'ED TESC (20 novembre 2018) UT2J - 6 heures
  • Réception de Laurence COSSÉ, lauréate 2017 du Prix « Écrire la ville ». Présentation de son ouvrage « La Grande Arche ». (19 novembre 2018) UT2J - 2 heures
  • Journée de rentrée de l'Ecole Doctorale TESC (19 novembre 2018) UT2J -  5 heures
  • Conférence inaugurale de rentrée des 3 Écoles Doctorales (ALLPH@, CLESCO, TESC). (19 novembre 2018) UT2J - 2 heures

Résumé

La production architecturale reflète le fait que nous vivons cette expérience matérielle d’une façon ou d’une autre et encore que nous imaginons collectivement une continuation future dans un sens quelconque. L’architecture n’est donc pas une fin en soi mais il s’agit plutôt d’un moyen pour habiter et pour vivre ensemble. Le mythe du progrès, symbole philosophique de la modernité occidentale, est en train de s'effondrer, selon de nombreux auteurs actuellement. Centrée sur les dimensions économique et technologique, la croyance au progrès matériel nous écarte parfois de l’aspect humain et s’est faite aussi au prix de graves transformations sur l’environnement. Comme réflexe de cette forme de production de la vie, l’architecture hégémonique devient, elle aussi, un corollaire de ce mythe. Après la parution du Rapport Brundtland en 1987, des spécialistes cherchent à mettre en place des mécanismes pour maîtriser la croissance économique sans que cela représente une baisse de qualité de vie des gens déjà nés ni la restriction des conditions d’existence des générations à venir. La théorie du développement durable s’appuie sur trois piliers, soit l'économie, le social et l'environnement. Pourtant, les résultats du développement durable sont, à ce titre, dérisoires jusqu’à aujourd'hui, ce qui est démontré par un grand nombre d’études récentes sur l'aggravation des changements climatiques et par les chiffres toujours ascendants de la dégradation environnementale. Le développement durable n’a à l’évidence pas confronté les paradigmes de productions et consommations mis en place dans le cadre global de l’économie à croissance linéaire. Nous constatons à travers une analyse de la réalité que c’est l’économie qui établit les règles et les bases pour les grandes décisions mondiales, à lesquelles sont soumis les facteurs restants, dont l’environnemental, le social et le culturel. Nous constatons que la soutenance du mode de vie de surconsommation européen et nord-américain passe par la dégradation environnementale et sociale en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud. Des relations verticales de dépendance, de hiérarchie et de colonisation sont soutenues par le mythe du progrès et celui-ci, à son tour, est ancré surtout sur l’avidité de certains, sur la peur du manque des ressources et sur l’idée de la technologie-salvatrice, malgré la dégradation environnementale, parce que la colonisation faite par la culture occidentale a atteint jusqu'à l’imaginaire des gens. Nous observons qu'afin que la démarche économique puisse avoir un champ fertile à son développement, les individus des sociétés modernes se sont retrouvés de plus en plus dépourvus de leur capacité d’assurer leurs propres besoins tels que la nourriture, l’habillement, la production de son logement. Les productions vernaculaires, à leur tour, sont construites partout dans le monde depuis la nuit des temps, avec des ressources locales et naturelles permises par le climat de chaque région, tout comme par les savoirs-faire des gens, dès lors, elles sont bien connectées aux milieux, surtout en comparaison à certaines architectures sans contexte héritées du Moderne. En outre, les peuples autochtones partout n’ont jamais cessé de vivre selon leur façon, soit de comprendre l’existence en connexion avec le milieu et le vivant. Depuis les années 1970, plusieurs groupes écologistes sont apparus, en réaction aux modes de vie réglés par le marché international du capitalisme financier. Selon la vision écologique, il n’est pas facultatif aux humains d’exploiter la biodiversité et la maîtriser au profit de certains car chaque ressource sur Terre est un être participant à un système d’interdépendance, suffisamment abondant pour la maintenance de vie et l'épanouissement de tous les êtres qui en font partie. Aujourd’hui nous traversons une époque charnière dans l’histoire, étant donné qu’une transition planétaire est en cours, due à la culmination d’une crise caractérisée par une myriade de problèmes à plusieurs échelles. Nous avons désormais, selon plusieurs chercheurs, l'occasion de réfléchir pour modeler des nouveaux idéaux collectivement et de s'interroger sur le prix éthique, environnemental et social payé pour le progrès. Nous envisageons alors dans cette recherche établir une quête pour répondre à la question posée sur des formes d’exister et d’habiter qu’il nous faut créer, soutenir ou refuser pour contribuer à un monde plus peuplé de sociétés inclusives et solidaires, dans des territoires régénérés et équilibrés, aux ressources abondantes. Nous mettons en évidence des architectures territorialisées et organisées collectivement par des architectes qui se revendiquent hors la logique hégémonique basée sur les systèmes de valeurs occidentaux. Nous cherchons donc à inverser le récit dominant et à parler des résistances des dits colonisés. Pour atteindre notre objectif, nous établissons trois axes principaux d’investigation, soit : 1- l’architecture vernaculaire, l’autonomie des peuples et la décolonisation territoriale et culturelle ;  2- l’architecture bioclimatique, la cohérence climatique et l’éthique des matériaux ; 3- le champ de l’imaginaire, sa conformation et ses liaisons à la fois avec les questions de la subjectivité et celles qui s’adressent à l’intelligence rationnelle, pour essayer de clarifier la dynamique existante entre les processus d’appréhension de la réalité et de production architecturale en tant que réponse à certains systèmes de valeurs.

Mots-clefs

Architecture bioclimatique. Architecture vernaculaire. Décolonisation. Territoire. Imaginaire.